Chronique

Les citoyens du Québec sont malheureux, mécontents, hésitants devant l’attitude à adopter. Aux dernières élections provinciales, le vote s’est divisé en trois blocs, comme si les électeurs voulaient indiquer clairement qu’ils ne faisaient confiance à aucun des trois partis ni à aucun des trois chefs.
En fait, il devrait avoir 150 ans n’eut été d’une regrettable dérive commise par l’Angleterre, dont nous étions une colonie à l’époque et qui a sympathisé avec les Sudistes lors de la guerre de sécession. En effet, depuis 1854, nous pratiquions une sorte de libre-échange avec les États-Unis : cela s’appelait la réciprocité.
Réjean Tremblay ne passe inaperçu nulle part… surtout pas au Café Ferreira, où une bonne moitié des clients le connaissent ou le reconnaissent. Je n’avais pas mangé en tête-à-tête avec Réjean depuis une douzaine d’années. L’homme a blanchi, mais il a toujours la même superbe, les mêmes yeux pétillants, la même franche poignée de main. Pas besoin de mille questions avec lui : il se livre spontanément, sans complexes et avec une franchise désarmante.
Pour sortir de la crise économique, il faut des idées, de la créativité. Tous les peuples en sont pourvus. Mais une société peut s’organiser pour réprimer la créativité et les idées, du moins pendant un certain temps. C’est ce que font les dictateurs. Ils savent la menace que représente pour eux la liberté de penser des citoyens.
Le protectionnisme, même s’il agonise de-puis longtemps, a la vie dure. Il survit encore malgré plus d’un demi-siècle de labeur de la part du GATT puis de l’OMC et malgré la signature d’un grand nombre d’accords de libre-échange, régionaux ou autres.
Une étude, publiée en mars 2011 par des chercheurs de l'Université de Sherbrooke et reprise dans l’actualité par l’économiste Pierre Fortin, qui affirmait que le programme des garderies subventionnées était fiscalement rentable pour le gouvernement du Québec, a été citée fréquemment au cours de la dernière année dans les médias et lors de conférences. François Leroux, professeur titulaire aux HEC, a examiné pour nous la méthodologie utilisée pour réaliser cette étude - un examen qui le porte un regard sceptique sur les résultats de cette étude.
En matière de catastrophes économiques, tout va très vite ces jours-ci. Ma dernière chronique portait sur la dette publique, ou plutôt, sur notre attitude à son endroit. Je m’étais inquiété à l’idée qu’au moment de sa parution, les arguments que j’y soutenais n’auraient déjà plus cours. Je viens tout juste de la relire et je me rends compte que, oui, les désastres arrivent rapidement. Mais ils vont tous dans le même sens, et alors, ils se conjuguent.
Dans un pays comme la France, où la fierté nationale est toujours – et c’est à l’honneur des Français – une valeur importante, et pas rien que pour le sport, perdre un de ses trois A ne peut être sans impact sur une échéance électorale rapprochée.
Des « États-Unis d’Europe », rien de moins. C’est ce que proposait Winston Churchill dans son fameux discours de Zurich, en 1946. Il en excluait évidemment la Grande-Bretagne, nation la plus nationaliste du monde, juste derrière la Chine.
Je tâcherai d’être le plus simple possible dans l’espoir que les grands pontes de l’économie et des marchés, égarés dans les méandres d’une campagne autodestructrice, parviendront à me comprendre.
Les idées qui mènent le monde l’ont souvent mené vers des avenues progressistes, mais aussi, parfois, vers l’anarchie plutôt que vers la liberté. C’est ce que la situation économique américaine illustre actuellement : une crise qui résulte en grande partie d’un cheminement idéologique complexe et tordu.
L’absence volontaire de logique dans la civilisation occidentale est vraiment fascinante. Nous nous félicitons de la liberté qu’offrent les téléphones intelligents, Twitter et Internet, sous leurs formes nouvelles et révolutionnaires avec l’utilisation qu’en font les jeunes de la place Tahrir, de Tunisie ou de Syrie.

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