Chronique

Le modèle québécois se caractérise par un délicat équilibre entre les secteurs public, privé, coopératif, associatif et communautaire. Ses adversaires le présentent ironiquement comme « sacro-saint », et ses défenseurs inconditionnels le considèrent sérieusement comme tel. Ces deux approches sont évidemment fausses : ce modèle n’est pas parfait ; il s’est constamment adapté et doit continuer à le faire.
  La période des assemblées générales annuelles bat son plein. Au cœur des discussions, les salaires des dirigeants d’entreprise, qui suscitent une vive controverse. Des sondages montrent que 80 % des Américains et 90 % des fonds institutionnels estiment que les hauts dirigeants sont trop bien payés. Un sondage canadien mènerait vraisemblablement au même constat…
Jamais secteur d’activité ne fut frappé d’autant de malheurs à la fois que l’industrie québécoise de la forêt. Pratiquement aucune branche – c’est le cas de le dire ! – n’est épargnée, de la coupe initiale en passant par l’industrie du sciage et celle des pâtes et papiers, jusqu’aux services connexes. 
Le directeur de l’OMC, Pascal Lamy, est très inquiet du sort qui attend le cycle de Doha, et il a raison. En effet, de toutes les organisations à vocation planétaire, c’est sans doute l’OMC qui s’est le mieux acquittée de sa mission jusqu’à ce jour et a le plus contribué à changer positivement le contexte socio-économique mondial.
Quand on traite de la mondialisation et de ses acteurs, on cite volontiers les marchés, les firmes multinationales, les organisations internationales, les ONG et même les États. On oublie souvent les villes. Et pourtant les villes jouent déjà, et devraient jouer à l’avenir, un rôle essentiel dans le processus de mondialisation et sa nécessaire humanisation.
La construction des Amériques a déjà pris un retard de cinquante ans sur celle de l’Europe et, après l’échec lamentable de la rencontre de Mar del Plata en novembre 2005, on ne perçoit guère d’espoir pour l’avenir et on ne sent aucun élan vers quelque projet mobilisateur pour l’ensemble de notre continent.

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