Kimon Valaskakis

Récession ? Crise financière ? Crise économique ? Crise systémique ? En prospective, il faut chercher les faits porteurs d’avenir précurseurs de tendances.
Au milieu des années 1990, de braves optimistes avaient décrété la fin des cycles économiques.
Que révèlent les turbulences récentes qui ont suivi l’effondrement des hypothèques à haut risque aux États-Unis ? Avant de céder à la panique, voyons un peu les faits.
En 2007, les États-Unis devraient continuer à être l’économie la plus riche de la planète et sa seule « hyperpuissance », pour utiliser le mot de l'ancien ministre français des affaires étrangères, Hubert Védrine. Mais, à moyen terme, quels sont les faits porteurs d’avenir ?
Le taux de change entre le dollar canadien et américain a historiquement beaucoup varié. Les plus vieux d’entre nous se rappelleront qu’en 1974, le dollar canadien avait atteint 1,04 $ US, mais qu’il était ensuite retombé à 0,87 $ en 1979. Dans les années 1980, son plancher a été de 0,69 $ pour ensuite remonter à 89,34 $ en novembre 1991. En 1996, il ne valait que 0,73 $, et il tombe à un nouveau plancher en novembre 2001, à seulement 0,62 $ US. Mais presque cinq ans plus tard, en septembre 2006, il reprend du mieux en atteignant 0,90 $ ! Que nous réserve l’avenir ? Le huard va-t-il continuer son ascension et atteindre la parité avec le billet vert américain ou, au contraire, va-t-il reculer pour revenir au niveau de 2001 ? Dans l’une ou l’autre hypothèse, y compris le scénario intermédiaire d’un maintien du statu quo, quels seront les impacts sur l’économie canadienne ?