Canada

L’homme est grand et costaud. Plus de six pieds. Un brin timide, avoue-t-il. Quand je l’aborde au restaurant Bouillon Bilk, où je lui ai donné rendez-vous, il semble contrarié par l’intensité des éclats de voix et des rires de la clientèle en ce jeudi midi achalandé.
Signatures d’ententes de libre-échange, multiplication des missions commerciales, politiques commerciales ambitieuses, diplomatie économique, Stephen Harper ne lésine pas sur les moyens quand il s’agit de commerce international. « Mon objectif est de véritablement connecter l’économie canadienne à l’économie mondiale », explique le premier ministre dans une entrevue exclusive à Forces.
Le Forum économique international des Amériques: 20 ans d’échanges sur les plus grands enjeux économiques, sociaux et politiques du monde.
À un jet de pierre de la rivière Yamaska, à Saint-Hyacinthe, les grandes lettres dorées de l’enseigne de Casavant Frères scintillent sur la petite maison de briques de la rue Girouard qui, il y a 135 ans, vit naître ce facteur d’orgues dont les artisans, encore aujourd’hui, perpétuent un précieux savoir-faire qui fait briller ce fleuron québécois parmi les grands joueurs mondiaux.
Convaincu d’être la victime collatérale d’une guerre menée contre d’autres que lui, le président et chef de la direction de TransCanada, Russell Girling, dit avoir tiré les leçons de son projet Keystone XL aux États-Unis et promet de rendre son entreprise plus transparente et plus ouverte au dialogue qu’on ne l’aura jamais connue.
Le 18 octobre 2013, à Bruxelles, le premier ministre canadien Stephen Harper et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso posaient pour les photographes à l’occasion de la signature d’une entente de principe sur l’Accord économique et commercial global (AECG) Canada – Union européenne.
Plutôt effacée mais efficace, la petite québécoise est devenue incontournable sur la scène mondiale. D’abord, elle se porte acquéreur de Logica, une européenne de près de deux fois sa taille, puis elle est projetée à l’avant-plan de l’ambitieuse réforme du système américain de santé, cruciale pour le président Obama. Le spécialiste en technologies de l’information veut encore doubler son poids d’ici cinq à sept ans, sans travestir ce qui fait sa force depuis ses débuts : la « culture CGI »
Même s’il est toujours président de la Commission canadienne d’examen des exportations de biens culturels et le sera jusqu’en août 2015, peu de gens reconnaissent Marcel Brisebois dans la rue. Pourtant, de 1971 à 1990, il fut l’intervieweur vedette de la réputée émission Rencontres de Radio-Canada.
Au cours de la dernière année, trois Québécois ont pu se distinguer par leurs grandes réalisations. Grâce à leur talent, leur vision et leur acharnement au travail, ils ont respectivement su conquérir des marchés étrangers, le cœur du public et Hollywood. Alain Bouchard, 64 ans, président-directeur général d’Alimentation Couche-Tard, est un nouveau milliardaire. Son entreprise est la seule de sa catégorie au Canada à connaître une expansion mondiale. Colette Roy-Laroche, 69 ans, la mairesse de Lac-Mégantic, a été un phare d’inspiration d’une droiture exemplaire lors de la pire des crises. La tragédie qui a frappé sa petite ville a révélé qu’il existe encore des élus admirables en cette ère de politiciens municipaux accusés de corruption. Denis Villeneuve, 47 ans, a attiré l’attention des plus grands producteurs aux États-Unis. Avec Prisoners, le cinéaste a montré qu’un gros budget n’interdit pas la réalisation d’une œuvre au ton personnel. Tous trois sont au sommet de leur forme, s’attaquant avec brio aux défis qu’ils affrontent. De véritables modèles à suivre pour les générations montantes en affaires, en politique et en cinéma. Pour toutes ces raisons, Forces leur décerne le titre de « personnalité de l’année ». Voici l’occasion d’en apprendre davantage sur leurs points de vue concernant la dernière année, ce qui les motive au moment présent et comment ils entrevoient l’avenir.
Lorsque les athlètes canadiens entreront en action en février prochain aux Jeux olympiques de Sochi, ils mettront à profit le résultat de quatre années d’entraînement acharné. Loin des projecteurs, entraîneurs, préparateurs physiques et conseillers sportifs scruteront leurs protégés. Quatre d’entre eux ont accepté de livrer au magazine Forces leur vision de l’aventure olympique.

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