Économie

Par Adam Steinhouse
Le thème de la mondialisation des échanges n’a jamais été autant ostracisé. En Europe, le Brexit a confirmé le désaveu de la population ; aux États-Unis, en pleine campagne présidentielle, l’opposition au libre-échange galvanise tant les démocrates que les républicains. Le Canada doit-il craindre pour la pérennité des accords commerciaux auxquels il est signataire ? Oui, disent les spécialistes.
De la signature du traité de Rome en 1957, qui fit naître une CEE de six membres, à la vaste union que l’on connaît aujourd’hui, une puissante vague de libéralisation des marchés a dominé le monde. De nombreux traités de libre-échange bilatéraux et multilatéraux ont été signés ; d’autres, très importants, sont en voie de l’être.
Fondatrice et associée directeure, Cycle Capital Management
En entrevue exclusive, Min Zhu, directeur général adjoint du Fonds monétaire international L’économie mondiale traverse une période de grands défis et de grandes incertitudes, constate le directeur général adjoint du Fonds monétaire international, Min Zhu. Il est plus que temps que les gouvernements prennent les choses en main afin de mettre en branle les profondes réformes nécessaires à leurs économies et de travailler en concertation pour toutes ces questions qu’ils ne peuvent régler seuls.
Les déchirements politiques sur le thème du libre-échange dominent l’actualité économique. Pas une semaine sans relents cycliques du protectionnisme et du repli sur soi associés au retour des nationalismes. Sur fond d’invitation référendaire sur un éventuel Brexit qui divise les Britanniques et de rendez-vous électoraux imminents pour plusieurs pays concernés, la ratification de ces grands traités est donc loin d’être acquise. L’hésitation rappelle la nécessité d’une réflexion sur les nombreux obstacles à contourner pour que cette nouvelle génération de grands accords multilatéraux puisse convaincre de leur légitimité démocratique et économique.
L’impression 3D gagne en popularité et repousse sans cesse les limites technologiques. Après le plastique, la fabrication de pièces en aluminium, une couche à la fois, pourrait être sur le point de révolutionner le secteur manufacturier québécois. À condition que les entreprises et les alumineries y trouvent leur compte.
« Où il y a de l’homme, il y a de l’hommerie », dit le dicton. Permettez-moi d’ajouter « où il y a de l’argent, il y a de l’argenterie. »
Quand on parle de « science économique », il est prudent de préciser que ce n’est pas une science exacte comme la chimie ou la physique. Les variables sont trop nombreuses et aléatoires.
La Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec (CJ-PLQ) a jeté un pavé dans la mare en août dernier. Elle a candidement demandé au gouvernement québé-cois d’ouvrir toute grande la porte aux petits comme aux géants de l’« économie du partage », de Feastly à Uber.
David M. Cote, président et chef de la direction de Honeywell, était de passage à Montréal à l’occasion de la Conférence de Montréal 2015 ; il a été interviewé par Michael Fortier, vice-président du conseil chez RBC Marché des Capitaux. Il parle de commerce international, de la compétitivité des entreprises et des nations, de la refonte de l’éducation, d’une réglementation accrue des banques et du système financier international, de politique étrangère et des relations sinoaméricaines, sur fond de crise mondiale.
Les chiffres laissent rêveurs : 40 % de la production mondiale, 30 % des exportations mondiales, 25 % des importations mondiales ; le Partenariat transpacifique (PTP) est incontestablement l’initiative de libre-échange la plus importante de l’histoire.

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