Énergie

Politique énergétique 2030 La fin des énergies fossiles n’est pas pour demain… mais pour après-demain. Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a enclenché le 7 avril dernier le compte à rebours : la quantité de produits pétroliers consommés au Québec doit diminuer de 40 p. cent d’ici 2030. Selon lui, l’atteinte de cette cible « ambitieuse » et « exigeante » est incontournable dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques.
À la mi-janvier, le chef de la direction de la plus importante banque russe, Sberbank, German Gref, s’est adressé aux participants du Forum économique Gaïdar. Et il n’y est pas allé par quatre chemins. « De la même façon que l’âge de pierre n’a pas pris fin faute de pierres, l’ère du pétrole est terminée », a lancé l’ancien ministre russe, appelé à commenter la dégringolade du prix du baril de pétrole. « Le futur arrive prématurément. Welcome to the future ! » a-t-il ajouté devant l’élite politique et financière russe.
Les batteries ne sont plus confinées aux téléphones cellulaires et aux appareils électroniques : elles se multiplient sur les routes et font maintenant leur apparition dans les foyers américains. Pour devenir incontournables, il leur reste cependant des barrières technologiques et environnementales à franchir.
Avec le projet de la ligne Northern Pass Transmission vers la Nouvelle-Angleterre, Hydro-Québec est sur le point de décrocher le plus gros contrat d’exportation d’électricité de son histoire.
Reza Pahlavi avait 19 ans et faisait des études aux États-Unis lorsque, en 1979, la révolution iranienne a conduit son père, Shah Mohammad Reza Pahlavi, de Téhéran, à l’exil permanent. Reza Pahlavi, qui était le dauphin promis au « Trône du Paon », n’est jamais retourné en Iran depuis. Au cours des 35 dernières années, il a perdu son père, un frère et une sœur. À travers toutes ces épreuves, une constante : son combat pour la liberté, la démocratie et les droits de la personne dans son pays.
Thierry Vandal arborait un large sourire quand nous l’avons rencontré au siège social d’Hydro-Québec, le vendredi 1er mai, dernier jour de sa présidence.
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) cherche à freiner la conquête de parts de marché des nouveaux producteurs, notamment ceux de pétrole issu du schiste (États-Unis) et des sables bitumineux (Canada). Malgré une « surabondance apparente » de l’offre et une croissance économique mondiale revue à la baisse, l’OPEP, à l’automne 2014, refuse d’abaisser le plafond collectif de production de 30 millions de barils par jour, et l’Arabie saoudite, son ténor, refuse d’assumer son rôle de producteur d’appoint. Le prix du baril de pétrole pique du nez. Quelles sont les retombées sur l’économie canadienne ?
Convaincu d’être la victime collatérale d’une guerre menée contre d’autres que lui, le président et chef de la direction de TransCanada, Russell Girling, dit avoir tiré les leçons de son projet Keystone XL aux États-Unis et promet de rendre son entreprise plus transparente et plus ouverte au dialogue qu’on ne l’aura jamais connue.
On assiste au Canada à un foisonnement de projets de pipelines visant à sortir de son relatif isolement le pétrole des sables bitumineux de l’Alberta. La principale condition pour l’exploitation à long terme de ces immenses ressources sera toutefois la capacité des gouvernements à en réduire les retombées sur l’environnement.
Dominic Champagne a réalisé récemment un court métrage qui fait ressortir l’extraordinaire beauté de l’île d’Anticosti. Il aurait pu lui donner, comme Denys Arcand à son récent film, mais sous un angle différent, le titre de « Règne de la beauté ».
Dans la course au pétrole, le gouvernement du Québec accélère le pas même si l’exploration et l’exploitation des ressources en hydrocarbures fossiles enfouies dans le sous-sol québécois constituent un objet de discorde.
Depuis toujours au cœur du développement économique des nations, le secteur de l’énergie est arrivé à un nouveau carrefour où il sera crucial de ne pas confondre les mythes avec la réalité, dit la nouvelle présidente du Conseil mondial de l’énergie, Marie-José Nadeau.

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