Énergie

 « Il y a au moins une chose dont on peut être certain : au Québec, nous serons les derniers en Amérique du Nord à exploiter les gaz de schiste ! » André Caillé émet un rire sonore qui cache mal sa contrariété.
Le Conseil mondial de l’énergie a fait parler de lui en septembre dernier, lors de son congrès triennal tenu au Palais des congrès de Montréal. Il y fut beaucoup question de gaz de schiste, dont la découverte venait de repousser l’échéance fatidique de l’épuisement des réserves d’énergies fossiles. Une bonne nouvelle pour les participants au Congrès, mais une catastrophe pour les écologistes qui, convaincus des effets néfastes des gaz de schiste sur l’environnement, manifestaient à l’extérieur.
Ce matin du 8 août 2010, Christophe de Margerie enchaînait les entrevues. Il arrive en coup de vent, La Presse sous le bras, me montre la première page. Il fulmine. En très gros plan, un pélican englué par le pétrole de la marée noire du golfe du Mexique. En plus petit, dans la colonne de gauche, Fernando Alonzo et son bolide : nous sommes à deux jours du Grand Prix. « Sur l’image de droite, c'est pas bon, mais sur celle de gauche, c'est bon ! Dans les deux cas, c'est du pétrole. Le défi de l'industrie pétrolière est un défi d'image ! » 
Nobuo Tanaka plaide pour un développement durable des ressources. FORCES s’est entretenu à Paris avec le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie, qui participera en juin à la Conférence de Montréal.
Depuis le printemps, ils sont quelques centaines de travailleurs, surtout des Nord-Côtiers, à préparer le terrain pour ceux qui viendront prochainement participer au plus grand projet de construction au Canada.
Aujourd’hui, toutes les entreprises se targuent de souscrire aux principes du développement durable. À l’heure des sacs réutilisables, des aliments biologiques et des véhicules hybrides, le vert constitue un véritable atout commercial.   
Au Québec comme ailleurs dans le monde, l’efficacité énergétique est devenue la cible d’investissements d’envergure.  
Henry Kissinger, secrétaire d’État américain au plus fort de la crise du pétrole des années 1970, affirmait en juin dernier, dans le cadre de la Conférence de Montréal, que les solutions proposées en 1970 – qui n’avaient pas été appliquées alors – auraient pu contribuer à prévenir la crise énergétique actuelle qui, d’après certaines spéculations, pourrait porter le prix du baril de pétrole à 200 dollars américains.  
En entrant dans le grand hall du Laboratoire haute tension de l’Institut de recherche d’Hydro-Québec (IREQ), on a l’impression de se trouver sur le plateau de tournage de la prochaine aventure de James Bond.
Le printemps qui s’achève nous a rappelé à quel point les victoires du Canadien de Montréal peuvent faire vibrer les cordes sensibles des Québécois de toutes les régions. Si le Bleu Blanc Rouge est une figure emblématique de l’identité québécoise, on peut en dire autant d’Hydro-Québec, qui accueille chaque année dans ses installations quelque 150 000 visiteurs.  
Avec un peu plus de 500 habitants, Péribonka compte parmi les plus petits villages du Québec. Aujourd'hui, Péribonka est devenu le terrain d'enjeux énergétiques majeurs.
Dans un passé récent, la boîte de chocolats Laura Secord ou Turtles pouvait encore, à l’instar du bouquet de fleurs acheté au dépanneur, représenter une solution gagnante pour remédier à l’angoisse des achats de cadeaux du 24 décembre, à midi – ce moment où on se retrouve perdu dans un centre commercial bondé d’humanoïdes au regard halluciné. Toutefois, heureusement, nos inclinaisons culinaires s’affinent et se raffinent. En matière de chocolat, une véritable vogue a vu le jour, grâce à l’essor de chocolateries artisanales qui proposent une variété scintillante de bouchées fines dont la seule évocation suscite un frétillement de plaisir même sur le plus blasé des palais.

Pages