Automne 2009 - No. 159

Articles de ce numéro

À cause de ces « paradis » que l’on ne pourrait plus mal nommer, de nombreux gouvernements sont privés d’importantes ressources fiscales et freinés dans leur lutte contre la corruption, le trafic de drogue et le blanchiment d’argent.
La même question revient dans tous les esprits et sur toutes les lèvres : quand nos économies vont-elles sortir de la crise ? Je me garderai bien de faire un pronostic, tant les « spécialistes » nous envoient des messages contradictoires.
Secrétaire au Travail sous Bill Clinton, Robert Reich estime que les États-Unis sont tombés tête première dans la dépression. Cet économiste, politologue et professeur, qui a siégé au comité de transition du président Barack Obama, voit dans cette crise les limites du « supercapitalisme » tel qu’il est apparu aux États-Unis à la fin des années 1970. 
« Nous sommes partis de loin pour bâtir l’économie québécoise d’aujourd’hui. Il nous faut continuer d’évoluer en plongeant dans l’économie du XXIe siècle, sans essayer de ressusciter des chevaux morts du siècle dernier. » Entrevue avec Jacques Daoust, président-directeur général d’Investissement Québec.
Le marché est une invention remarquable, un peu comme l’énergie nucléaire. Bien encadré et bien réglementé, il est source d’efficience, de satisfaction des besoins et d’enrichissement de la société.
Phyllis Lambert est l’une des femmes les plus influentes de Montréal et sans conteste l’une des personnalités les plus marquantes du Québec moderne. À 82 ans, la fondatrice du Centre Canadien d’Architecture (CCA) et héritière de l’empire Seagram a encore un regard d’acier et une structure béton !
Aide au décrochage, soutien aux mères monoparentales, accompagnement des malades en phase terminale… Les Chevaliers de Colomb du Québec œuvrent toujours à sauver la veuve et l’orphelin. À leur façon.
Sa mémoire des visages et des noms, y compris ceux des enfants, me laisse bouche bée. De quoi assurer sa réélection pour des siècles et des siècles ! Le Duplessis dont j’ai gardé l’image a déjà 66 ans. À hauteur de l’œil, le nez est barré d’une ride profonde, et deux sillons  s’allongent comme un « v » inversé jusque sous le menton. Sous ses cheveux gris clairsemés, d’épais sourcils en broussaille chevauchent de petits yeux brillants. Il s’esclaffe parfois de bon cœur, mais le plus souvent, ce n’est qu’un rictus moqueur qui se dessine sur ses lèvres minces. Quand il fume, c’est le cigare, qui a fini par jaunir l’index et le majeur de sa main droite. 
Les « natifs du numérique » – concept introduit en 2001 par Marc Prensky (Digital Natives, Digital Immigrants) –  arrivent sur le marché du travail. Mais qui sont-ils ? Âgés de 12 à 24 ans, ils forment la toute première génération à avoir grandi dans l’univers des technologies numériques. Carburant aux marques de commerce, fervents utilisateurs multitâches, ils remettent en question certains fondements de notre société ainsi que des industries bien établies.
Depuis le printemps, ils sont quelques centaines de travailleurs, surtout des Nord-Côtiers, à préparer le terrain pour ceux qui viendront prochainement participer au plus grand projet de construction au Canada.
À première vue, le Vietnam et l’Irak ont peu en commun. L’un est en Asie, l’autre est au Moyen-Orient. Tous deux sont les héritiers de grandes civilisations fort différentes. Ils ont une histoire, une identité sociale et culturelle propre, et n’ont en commun ni la langue ni la religion.