Canada

À la recherche du caribou dans le Grand Nord

Contrairement au caribou forestier du Sud du Québec, espèce menacée et protégée à juste titre, le caribou toundrique du Grand Nord abonde, puisqu’on en compte plus d’un million. Une expédition de chasse dans ces territoires méconnus est une expérience inoubliable. 

 

 Stephen Ashton, directeur du développement touristique et responsable de la pourvoirie inuite Aventures Arctiques, admire la couleur du ciel, d’un beau rose thé. Il guide des aventuriers venus chasser le caribou au Nunavik. La harde de caribous défile à quelques dizaines de mètres des chasseurs. Certains panaches sont de véritables trophées.

            La pourvoirie attire plusieurs centaines de visiteurs chaque année, une clientèle surtout américaine, qui accède au territoire depuis Montréal par un avion de la compagnie First Air, puis un avion de brousse et un canot de type fréteur. L’aventure, exotique, convient parfaitement à ceux qui recherchent le dépaysement et un endroit éloigné de toute civilisation. Les communications se font par téléphone satellite.

            La pourvoirie Aventures Arctiques, fondée en 1969 et affiliée à la Fédération des Coopératives du Nouveau-Québec (FCNQ), est considérée comme l’une des plus importantes du Nunavik, immense territoire sauvage de 500 000 km2 situé au nord du 55e parallèle. La nature, demeurée vierge, est d’une beauté indicible. C’est à l’automne que les chasseurs peuvent y pratiquer la chasse au caribou.

Une espèce prolifique

            Le nombre de caribous de l’écotype toundrique qu’on retrouve dans le Nord du Québec est considérable. On y compterait près d’un million d’individus. « Cela en fait le plus grand troupeau de caribous au monde. Les deux plus grandes concentrations de bêtes se trouvent près de la Rivière aux

Feuilles (550 000 individus environ) et de la Rivière George (475 000 bêtes), sans compter quelques populations dispersées, ici et là, sur le territoire. Voilà pourquoi les chances de prélever un caribou sont très élevées », dit Stephen Ashton.

            Outre la chasse au caribou, on pratique au Nunavik la chasse à l’ours noir, au lagopède, et, évidemment, la pêche, quand la saison le permet. Ceux qui désirent goûter à quelques plats typiques y trouveront de la banique, un pain fabriqué par les Amérindiens. Les guides autochtones prennent un grand plaisir à accommoder les visiteurs qui leur demandent de faire sécher du poisson ou cuire de la viande de gibier.

 

Au-delà de la chasse

            Chaque chasseur a droit à deux caribous. Celui qui désire conserver le panache et la peau de son gibier peut demander à son guide de les lui préparer avant son départ. Cependant, le seul fait de se trouver au cœur d’une nature aussi grandiose à une telle proximité d’animaux sauvages suffit à combler un grand nombre de touristes. Les visiteurs du Grand Nord tombent immanquablement amoureux de la beauté de ce décor naturel, notamment avec le charme de la toundra lorsque, après le départ de l’hiver arctique, elle s’éveille à la vie et retrouve son tapis végétal de saxifrages blanches, de campanules bleues et d’épilobes mauves.

            Dans le ciel nordique, on peut découvrir des faucons gerfauts, des lagopèdes, des sizerins blanchâtres, de même qu’une myriade d’oiseaux migrateurs comme la bernache du Canada et l’oie des neiges, qui animent le ciel de leurs escouades lorsqu’elles viennent nicher dans le Grand Nord québécois. Une telle escapade est inoubliable.

Renseignements : www.arcticadventures.ca

Lire davantage sur ces sujets

Partagez cet article




commentaires

Plain text

  • No HTML tags allowed.
  • Web page addresses and e-mail addresses turn into links automatically.
  • Lines and paragraphs break automatically.
Image CAPTCHA
Enter the characters shown in the image.