Printemps 2012 - No. 169

Articles de ce numéro

Au moment où sont présentés les budgets 2012-2013 du Québec et d’Ottawa, l’économie internationale demeure incertaine. Cependant, après l’effondrement, depuis 2008, d’un système financier fondé sur l’endettement tant des gouvernements que des individus, un mouvement encore hésitant semble s’engager pour nous permettre d’accéder à une reprise mondiale plus équitable et durable.
La crise de la dette souveraine a produit son effet contagieux hors Europe. De ce côté-ci de l’Atlantique, le Canada et le Québec sont pleinement frappés par cette onde de choc qui entrave un difficile retour à l’équilibre budgétaire. Déjà aux prises avec des enjeux structurels liés essentiellement au vieillissement de leur population, le Canada et le Québec doivent de surcroît composer avec une chute de la croissance et avec des taux d’intérêt condamnés à l’anémie pour encore plusieurs années. Le défi est colossal. Que nous réserve l’avenir ?
Vendredi 13 janvier 2012. Un vendredi de malheur pour les pays de la zone euro. Ce jour-là, Standard & Poor’s a abaissé la cote de crédit de neuf d’entre eux. La France perdait son AAA. Les Français étaient outrés ! Pour qui se prenaient-elles, ces agences de notation, pour décider ainsi du sort d’un pays ? Aux États-Unis aussi, la décision de Standard & Poor’s de retirer sa cote AAA au gouvernement américain avait provoqué la grogne et convaincu le président Obama d’ouvrir une enquête.
La manifestation virtuelle durant laquelle des milliers de sites Web se sont drapés de noir, les 18 et 19 janvier dernier, avait pour cible les projets de loi américains SOPA (Stop Online Piracy Act) et PIPA (Protect IP Act), visant à contrer le téléchargement illégal.
Les entreprises canadiennes accusent toujours le coup de la morosité des marchés mondiaux, constate Stephen Poloz, président d’Exportation et développement Canada (EDC). La plupart d’entre elles ne perdent toutefois pas de vue que leur avenir dépendra de leur capacité à tirer parti de la mondialisation et maintiennent, malgré tout, leurs efforts pour bâtir des ponts vers l’étranger.
Plusieurs Québécois considèrent l’exploitation des gaz de schiste comme une entreprise aussi dommageable pour l’environnement que l’exploitation des sables bitumineux de l’Alberta. Il est vrai que les deux activités se ressemblent : elles visent toutes deux l’extraction d’hydrocarbures qui contribuent aux émissions de gaz à effet de serre. Il est vrai aussi que les deux procédés d’extraction exigent de très grandes quantités d’eau, de surcroît souillée par des additifs chimiques.
Difficile d’imaginer quelqu’un de mieux préparé que je l’étais à la veille de prendre ma retraite, le 3 décembre 2010. Lors de mon ultime semaine de travail, j’ai dirigé une recherche pour le compte de mon employeur – une société de services financiers – auprès de groupes cibles de baby-boomers du Québec et de l’Ontario. Cette recherche visait à déterminer comment les aider à se sentir prêts au moment de quitter le monde du travail.
Le choc démographique est désormais réalité. Au Québec, quelque 100 000 travailleurs ont pris leur retraite en 2009 et 2010. Ce n’est que le début, puisque les premiers baby-boomers ont franchi l’âge de 65 ans en 2011. Selon Emploi-Québec, il y aura 730 000 emplois à pourvoir d’ici 2015. De ce nombre, plus de 500 000 postes vacants seront attribuables aux conséquences des départs massifs à la retraite.
En matière de catastrophes économiques, tout va très vite ces jours-ci. Ma dernière chronique portait sur la dette publique, ou plutôt, sur notre attitude à son endroit. Je m’étais inquiété à l’idée qu’au moment de sa parution, les arguments que j’y soutenais n’auraient déjà plus cours. Je viens tout juste de la relire et je me rends compte que, oui, les désastres arrivent rapidement. Mais ils vont tous dans le même sens, et alors, ils se conjuguent.
Comme il reste encore plusieurs semaines avant l'été, la tentation est forte d'aller chercher une dose de soleil sous d'autres cieux. Par le miracle du transport aérien, la Thaïlande est à une vingtaine d'heures de Montréal; les Caraïbes sont accessibles le temps d'un ou deux films. On nous le répète sans cesse : l'avion est le mode de transport le plus sécuritaire de tous. Or, l'environnement confiné de la cabine d'un avion peut avoir des effets néfastes sur la santé des passagers, souvent mal prémunis pour les affronter. Guide pour y faire face.
Dans un pays comme la France, où la fierté nationale est toujours – et c’est à l’honneur des Français – une valeur importante, et pas rien que pour le sport, perdre un de ses trois A ne peut être sans impact sur une échéance électorale rapprochée.

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