Yann Fortier

Par Yann Fortier   Vidons le panier de clichés : la reporter Marie-Eve Bédard est plus menue qu’à la télé. Quand nous apprenons qu’elle a 41 ans, nous voilà interloqués. Complice au travail comme dans la vie, le caméraman, monteur et réalisateur Sylvain Castonguay a quant à lui l’allure un brin mercenaire : de ceux qui ont les réflexes alertes, l’intelligence agile, l’étincelle dans le regard. 
La rue Ontario Est. Oui. Parce que si plusieurs plaident en faveur de l’émergence de cités-États, les quartiers et certaines artères peuvent prétendre au développement de leur propre personnalité. 
On entendrait une mouche voler. Devant une centaine d’étudiants et une poignée de praticiens rassemblés dans un amphithéâtre de l’UQAM, Anne-Marie Beaudoin-Bégin arpente l’estrade, et livre son diagnostic : les Québécois souffrent d’insécurité linguistique. Et selon elle, il serait grand temps de briser les chaînes de ce complexe historique.
« Dans 20 ans, j’aimerais que cette région devienne l’équivalent de celle du Niagara. » En 1996, Denis Paradis, propriétaire d’une ferme dans les Cantons-de-l’Est, entreprend avec quelques amis d’y planter des vignes pour tester la possibilité de produire du vin.
Alors que Montréal tente de se positionner parmi les métropoles des Amériques, un joyau de son patrimoine est laissé à l’abandon. Or, la Bibliothèque Saint-Sulpice serait le lieu tout désigné pour accueillir une « Maison des Amériques » qui réunirait des organismes qui ont des activités en relation avec les Amériques.
À l’aube du 375e anniversaire de Montréal, les idées pour la métropole se multiplient à grande vitesse. Celles de Talia Dorsey, jusqu’ici loin des projecteurs, suscitent étonnement et intérêt.
Que ce soit en voiture, en métro, à pied, à vélo, le matin comme le soir, parcourir le Quartier international de Montréal (qim) fait prendre conscience d’accomplissements d’envergure, porteurs d’évolution, que la Ville a à son actif depuis une vingtaine d’années. Ce quadrilatère, dont le phare est l’emblématique édifice de la Caisse de dépôt et placement du Québec (Centre cdp Capital), figure parmi les plus primés au monde dans plusieurs domaines : architecture, design industriel, urbain et immobilier, gestion de projet et tourisme. Il est visiblement né d’une vision claire, de moyens sûrs et d’un esprit de concertation et de cohésion qui auront permis la conversion réussie d’un secteur peu fréquentable en véritable foyer de rayonnement national et international pour Montréal.
Ce qui fait sursauter en écoutant Jérôme Ferrer, c’est quand on l’entend glisser : « Vous savez, quand je suis arrivé au Québec, il y a douze ans… » Son apport à la gastronomie est tel qu’on croirait que le restaurant Europea et le mini-empire qu’il a érigé autour font partie du paysage montréalais depuis très longtemps.
En mai dernier, le Parti néodémocrate est passé sous le radar lorsqu’il a déposé à Ottawa une motion visant à obliger les acheteurs d’œuvres d’art à payer un droit de suite aux artistes canadiens. Ainsi, pour chaque œuvre revendue – par opposition à une première vente –, l’artiste toucherait un pourcentage du montant de la transaction.
Les événements du mythique Marathon de Boston ont mis en lumière la formidable capacité de dépassement d’une communauté que rien ne semble vouloir essouffler. Le dimanche suivant l’attentat, le mont Royal, à l’instar d’autres parcours dans le monde, accueillait des centaines de coureurs, pros ou débutants, mobilisés et solidaires. Cet élan spontané consolidait une réalité visible à chaque coin de rue : au Québec, la course gagne du terrain.

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